• [halshs-02522894] On the Need for Limits After the Time of the Coronavirus
    28 mars 2020
    How can Ellul, Castoriadis and Rensi, together with Zhuangzi, whose philosophies proceed unwittingly in parallel like four ships in the night, help us to understand and imagine how we might retreat from, or even transcend, the cataclysmic moment that humanity is currently experiencing, a moment of which the coronavirus may be seen as a tragic epiphenomenon.
  • [halshs-02457536] Nationalism Unbound: China, Hong Kong and Brexit through the Prism of Castoriadis
    10 février 2020
    Castoriadis, wrote very little that directly dealt with Chinese politics. What is striking, however, is how with a time-lag of between ten and twenty years, Castoriadis's analysis of the Soviet Union may be mapped onto Mao's China. Even today looking at Xi Jinping's China the insights of Castoriadis ring true. The important difference, however, between the Russia described in 1981 by Castoriadis — it is the latter who insists on employing “Russia” rather than the USSR — and China’s situation today lies in the economic turn first adopted by China’s leadership in the late 1970s after the demise of Mao Zedong. During the 1980s, China gradually moved to a market-oriented economy which nevertheless remained strictly controlled and directed by the Party-state.
  • [hal-02503587] « La musique yé-yé de l’autre côté des Pyrénées »
    11 mars 2020
    La musique yé-yé est née en France au début des années soixante et s’est développée à peu près jusqu’en 68 et l’arrivée de la mode hippie. La musique yé-yé n’est autre chose que l’assimilation de nouvelles tendances de la musique anglo-saxonne – rock, beat, country – par la chanson française. Ce style musical s’est exporté ensuite à l’étranger, notamment en Espagne. La mode yé-yé est indissociable du programme de radio Salut les copains et de la revue homonyme. Parmi les chanteurs et chanteuses fétiches, nous ne pouvons pas oublier Johnny Hallyday, Claude François, Sylvie Vartan, Françoise Hardy, France Gall et tant d’autres. Comme Edgar Morin l’a bien mis en évidence (1963), c’est autour de ces stars de la chanson que les jeunes, les teenagers, ont développé une conscience de groupe déterminé par l’âge et par une identité propre : être jeune. Ces icônes de la nouvelle vague ont rapidement franchi les Pyrénées et inondé les couvertures des revues et des magazines. À l’instar de Salut les copains, les revues Fonorama et Fans sont devenues la plate-forme et la vitrine de la musique yé-yé, incitant les jeunes Espagnols à devenir yé-yé. Ainsi, dans la première moitié des années 60, tout était yé-yé.
  • [hal-02502048] The Lost Other: Lowry's creative process
    9 mars 2020
    The recent discovery and subsequent publication of Lowry’s lost novel In Ballast to the White Sea, meant as the Paradiso piece in Lowry’s long-planned Dantesque trilogy, calls attention to the importance of loss in Lowry’s creative process. Indeed, the 1936 typescript edited by Patrick McCarthy and Chris Ackerley, in which the protagonist’s young brother commits suicide, does not readily lend itself to such positioning in the trilogy. However, the very presence of an alter-ego for the protagonist and his disappearing early in the novel point to a process that may be seminal to Lowry’s creative art: the need to generate another self whose loss is the necessary sacrifice to fuel the writer’s creative power. That In Ballast to the White Sea should be a form of Kunstelroman seems to confirm this intuition. It is besides a novel about a novel, very much like Dark As the Grave Wherein My Friend Is Laid, the title of which again highlights loss and grieving for this loss as an important feature of Lowry’s art. Just as Dark as the Grave is a returning to the place where he had written Under the Volcano, so In Ballast to the White Sea is motivated by a desire to meet the author whose works inspired the writing of Ultramarine. However the quest for the origin of creation proves elusive and eventually suggests that the origin is now lost, and perhaps always was. And it is perhaps this very loss which is the true origin of creation for it liberates speech and allows more writing. The fact that Lowry never tried to retrieve the typescript of In Ballast from the White Sea and chose instead to let it survive as a trace, as the presence of an absence, in other works of his and in letters, may actually account for its paradisiac quality: the perfect book that only exists as an absence, a distant horizon always to be reached, which stimulates the writer’s quest and his writing. The special place In Ballast holds in Lowry’s grand-oeuvre as both an absence and a presence could thus designate it as his ob-jeu, a metaphorization which allows him to negotiate the ineluctability of absence and turn it into a productive tool.
  • [hal-02406119] Le couvent chrétien en terre d'Islam : un lieu de protection partagée
    10 février 2020
    Si les Chrétiens d'Orient subissent, de nos jours, des déplacements massifs et des exécutions sommaires, comme leurs collègues musulmans de tout bord et de toutes doctrines, au nom d'une interprétation barbare d'un texte qui se prête à toutes les manipulations interprétatives possibles et imaginables ; il fut un temps où ces Chrétiens, en terre d'islam, à travers leurs diyârât 1 (sing. dayr) (monastères, couvents), furent à la fois une source de plaisir et d'art de vivre pour leurs hôtes Musulmans : califes, qâdîs et autres dignitaires de cette terre d'islam. Notre dessein dans cet article est double : montrer l'acceptation de l'autre, minoritaire, dont la foi est différente mais aussi concurrente, à l'intérieur d'un lieu dont l'espace est limité, réservé et fragile ; et montrer comment les maîtres de Dâr al-Islam avec l'immensité de leur territoire et la puissance de leur pouvoir ont su savourer ces moments que les propriétaires de ces lieux leur ont procuré. Etre hôte, cela implique, de façon implicite, la reconnaissance des règles et des us et coutumes du propriétaire des lieux. En contre partie une protection, elle aussi implicite, de ces lieux et de leurs personnes s'impose. Ainsi, le couvent devient, au Moyen-âge un lieu de villégiature, où les dignitaires musulmans trouvent refuge dans ces lieux isolés et préservés à l'intérieur de l'Empire, pour un moment, loin de la réalité qu'impose la vie quotidienne. Ainsi, le couvent chrétien (dayr) a constitué, au Moyen-âge, le cadre d'accueil d'une activité littéraire dont les récits et les poèmes sont rassemblés dans des anthologies portant le nom de Kutub al-Diyârât (Les Livres des Monastères). Cette production littéraire décrit des séjours effectués par des Musulmans dans cette institution religieuse, dans le but de se divertir. Elle met en scène une élite 1 Dans la langue arabe, le couvent chrétien porte le nom de « Dayr », un terme d'origine syriaque, souligne D. Sourdel. Il s'applique « aux couvents qui subsistèrent, dit-il, en Orient après la conquête arabe. (EI 2 , art. «Dayr») Tandis que pour abîb al-Zayyât, ce terme « est d'origine araméenne signifiant : maison (dâr).» (Al-Diyârât al-nasrâniyya, Dâr al-Mashriq, Beyrouth, 1999, p.18).
  • [hal-02377651] Le mouvement pour une renaissance littéraire irlandaise dans la Chine des années 1920: étude d'une réception
    10 février 2020
    Le Mouvement pour une renaissance littéraire irlandaise est introduit en Chine dès le début des années 1920, au travers des dramaturges qui le représentent, mais il sert plus particulièrement de référence à un groupe, le Guoju yundong, ou Mouvement pour un théâtre national, actif dans les années 1920 et dont le rôle sera essentiel dans la mise en place d’un théâtre moderne en Chine. Ce sont les premières années (1899-1910) du mouvement irlandais qui intéressent plus particulièrement les promoteurs du Mouvement pour un théâtre national, Yu Shangyuan, Wen Yiduo et Zhao Taimou, celles qui voient la rencontre de Lady Gregory, Douglas Hyde et W.B. Yeats, la création à Dublin de l'Abbey Theatre et la naissance du Théâtre national irlandais, avec la production des œuvres de J. Synge, P. Colum, W. B. Yeats et Lady Gregory, car c'est cette période du mouvement qui présente le plus de points communs avec leur analyse de la situation chinoise. La réception du Mouvement pour une renaissance littéraire irlandaise par le Mouvement pour un théâtre national représente non seulement un cas d’école en matière de réception du fait de la confrontation avec des mémoires et des récits qui vise à un échange, une rencontre transcendant les particularismes mais aussi du fait de la nature de l’art dramatique qui n’existe pas sans destinataire et dont l’objet est, littéralement, de faire agir la littérature. L’objet de cette intervention est donc de mettre au jour les modalités de cette réception en confrontant les deux mouvements.
  • [halshs-02397562] Chinese Modernity, Irish Modernism
    4 mars 2020
    Ireland was a central interest of intellectuals of the late nineteenth and of early twentieth centuries in the emerging Chinese nation-state. Ireland’s people and intellectuals were perceived as having suffered under, and stood up to, the same British imperialism that had wreaked havoc in what is now China in the nineteenth-century Opium Wars. Tthe imagining and making of the nation-state in both Ireland and China were almost chronologically parallel and in China as in Ireland owed as much to literary and linguistic creativity as it did to past mythology. The Chinese interest in Yeats also dates from the pioneering efforts of writers in the new Chinese language and literature of the early twentieth century. Even before Yeats won the Nobel prize, he was introduced to the Chinese public, by the main literary magazine of the day, The Short Story Magazine. In 1923, the same publication would also translate and publish his Preface to Gitanjali. Yeats, however, seemed disinterested in the Chinese social reality, and China for him remained bound up with an Orientalist, exoticized vision of the East similar to that he had demonstrated in his earlier appraisal of Tagore. Thus, Yeats in a very real way exhibited the stereotypical interest of the Anglophone bourgeois world for all that was ancient in the East as evidenced by his celebrated poem, “Lapis Lazuli”.
  • [halshs-02343589] An English Poet from the Liverpool Cantonese Borderlands — Jennifer Lee Tsai
    10 février 2020
    Jennifer Lee Tsai’s poetry is a poetry that rises like mist off the mingling tides of the rivers Mersey and Pearl. Her poetry is written out of lived experience, and so rings true. Its “Chineseness” seems natural, woven-in, not forced, not precious or ostentatious. But Tsai’s is above all a personal and ‘local’ poetry —in the best senses of both terms.
  • [hal-02291556] Hongkong ou l’angoisse de la contagion autonomiste
    10 février 2020
    La critique d’un régime autoritaire tel que celui de la Chine est plus que jamais une exigence morale au moment où des millions de Ouïgours sont persécutés au simple motif de leur ethnicité, et alors même que le reliquat d’une société ouverte à Hongkong se trouve menacé par Pékin. Cependant, comment ne pas reconnaître, et regretter, que cette critique perde en crédibilité lorsqu’elle s’énonce depuis des démocraties occidentales qui, elles-mêmes, souffrent d’un déficit de légitimité, d’une crise de la représentation et de dérives illibérales. Si la protestation est circonscrite au sein de la zone administrative spéciale de Hongkong, elle déstabilise un pouvoir central à Pékin dont le discours de légitimation était déjà fragilisé
  • [hal-02266889] La pensée alternative de gauche d'après la deuxième guerre mondiale : Castoriadis, Lefort, Henri Lefebvre, Guy Debord, Vaneigem
    10 février 2020
    战后政治经济领域内极为最有想象力合分析力的思想家略谈in跨文化对话 “Zhanhou zhengzhijingji lingyunei jiwei zui you xiangxiangli he fenxili de sixiangjia lüetan”. Kuawenhua duihua/Dialogue Transculturel, 2009, pp.299-¬303. ⟨hal-02176169v2⟩ Si, depuis la fièvre culturelle 文化热 de 1985, on connaît bien en Chine les grands théoriciens post structuralistes tels que Derrida, Foucault et Barthes, ou même le sociologue radical Bourdieu, les oeuvres et les réputations des penseurs les plus imaginatifs et analytiques sur le plan politico-économique de l'après-guerre y sont, elles, beaucoup moins répandues. Je parle en particulier de Cornelius Castoriadis (1922-1997) et Claude Lefort (1924- ) qui appartenaient et animaient la revue et le groupe Socialisme ou Barbarie. Castoriadis, était un jeune trotskiste grec venu s'installer en France pour fuir la persécution qui sévissait dans son pays juste après la deuxième guerre mondiale. Pendant les années 1950, il passera d'une position marxiste dissidente vers une perspective, toujours radicalement critique de la société, mais non marxiste. Sa grande contribution à la pensée fut son travail sur l'imaginaire (想象力). L'autre grand penseur que je voudrais mentionner ici est Henri Lefebvre (1901- 1991). Son oeuvre est peut-être mieux connue en Chine. Membre du Parti Communiste Français d'où il sera par la suite expulsé en 1958, il effectue à partir de lafin des années 1940 une critique analytique de la réalité socio-économique d'après-guerre, c'est-à-dire non seulement d'une économie productiviste, mais de la société de consommation de la structure étatique la soutenant ; ce qu'il appelait « la société bureaucratique de consommation dirigée ». Dès 1968 il demandait : « Va-t-on vers une homogénéité mondiale [全球] qui encadrerait ou révèlerait un système unique et absolu? » L'ouvrage de Lefebvre qui devait avoir le plus d'impact dans le mondeuniversitaire est La vie quotidienne dans le monde moderne. L'existence d'une traduction anglaise de ce livre est en partie à l'origine d'une pléthore d'ouvrages publiés par les maisons d'édition universitaires américaines comprenant dans leurs titres l'expression « vie quotidienne » Comme beaucoup d'idées et de théoriesfrançaises, elle est sans doute arrivée en Chine à travers le filtre du monde universitaire américain où tant de jeunes chercheurs chinois ont évolué pendant les années 1980. Parfois ce phénomène donne une idée quelque peu décontextualisée de la pensée française. Dans cet essai toutefois, j'aimerais parler aussi d'un autre penseur qui s'est penché sur la question de la vie quotidienne et de l'aliénation qui infuse la vie humaine dans la société de consommation. Je veux parler de Guy Debord (1931-1994) qui, pendant une brève période a parcouru un bout de chemin avec Socialisme et Barbarie et fut un proche de Lefebvre avec lequel il rompit éventuellement de manière finale.

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