• [hal-03740733] De l'Institut franco-chinois de Lyon (1921-1946) à l'université française: quelle intégration pour les étudiantes?
    29 juillet 2022
    Les 51 étudiantes accueillies par l’Institut franco-chinois de Lyon en 25 ans (sur un total de 473 étudiant.es) se sont singularisées par leur choix d’études et leur personnalité mais elles ont en commun d’avoir pour objectif d’intégrer l’université française et d’y acquérir une formation qu’elles pourraient ensuite mettre en pratique en Chine. Un tiers d’entre elles achève ce parcours par une thèse de doctorat. De leurs conditions de vie à leurs études, leur histoire s’inscrit dans le cadre de celui de l’accès aux études supérieures des femmes après la Grande guerre, avec cette dimension supplémentaire qu’en tant qu’étrangères, elles contribuent à l’internationalisation des formations qu’elles intègrent. Si leur objectif est avant tout l’acquisition d‘une formation, l’étude de leur parcours montre qu’elles se trouvent aussi souvent dans une position d’intermédiaires entre les cultures française et chinoise, et ce quel que soit le domaine, jouant ainsi un rôle de médiatrices au travers de leur travail scientifique.
  • [hal-03740722] Pour une modernité ancrée dans la tradition chinoise : les références croisées Chine-Occident dans la revue Xinyue (1928-1933)
    29 juillet 2022
    Représentative d’un mouvement littéraire et politique qui a évolué sur une dizaine d’années, la revue Xinyue (1928-1933) a joué un rôle majeur dans la vie intellectuelle, culturelle et politique de la Chine des années 1920/1930. Victime des aléas de l’histoire, elle est restée dans l’ombre jusqu’à sa réédition, en 1985, suscitant alors un regain d’intérêt et une réévaluation de son contenu. Encore souvent qualifiée d’ « occidentaliste », elle a pourtant proposé un travail sur la tradition - tant chinoise qu’occidentale - qui apparaît aujourd’hui comme constitutif de la « modernité » chinoise. Il sera proposé, dans cette intervention, de revenir sur ce que l’on peut appeler les « références croisées » Chine-Occident dans la revue Xinyue. En effet, de façon assez systématique, les articles qui portent sur des œuvres occidentales relient ces œuvres à des œuvres ou des artistes chinois. Dans le domaine du théâtre, ces références ont clairement servi une réflexion sur l’identité du théâtre chinois moderne. Nous nous intéresserons ici aux figures de la tradition chinoise qui émergent lorsqu’il est question de poésie ou de fiction moderne afin de montrer de quelle manière les œuvres issues de la tradition et de la modernité occidentale sont détournées pour s’inscrire dans une réflexion propre aux contributeurs de la revue sur une « modernité » qu’ils perçoivent comme mondiale et au-delà des frontières.
  • [hal-03664191] Los colores del viaje: Mallorca y el último mar de Joaquín Sorolla
    10 mai 2022
    J. Sorolla (1863-1923) es considerado como uno de los principales exponentes de la pintura española de entresiglos. Su obra abarca la temática social, costumbrista, los retratos y el paisaje, destacando las escenas del natural ambientadas en la playa. De origen valenciano se inspiró en la realidad inmediata del mar que le rodeaba. Su representación aparecerá como el tratamiento más moderno de su pintura aportando nuevos aires de renovación a su época. 1919 será la última vez que lo pintará. Sin saberlo el Mediterráneo de las Islas Baleares se convertirá en su último modelo. Meses más tarde, ya en 1920, una hemiplejia lo alejará progresivamente de la pintura. Su viaje a Mallorca e Ibiza y los cuadros que allí pintó aparecen como los representantes más significativos de una pintura personal y no comercial presente en su última etapa creativa como paisajista. El paisaje pictórico hace referencia al paisaje geográfico. Existe una imbricación indisoluble a pesar de que varían continuamente. La geografía le proporciona una tipología que cada artista interpretará personalmente pero teniendo en cuenta siempre los límites y las particularidades que dicha referencia implica. Y Sorolla supo hacerlo con el mar. Y es que su paisaje ofrece una multiplicidad de posibilidades estéticas que lleva implícitas en sí mismo. Desde esta perspectiva, nuestro trabajo aborda en primer lugar su poética en los paisajes marítimos no costumbristas del pintor fruto de los diferentes viajes que realizó por el Mediterráneo y que lo guiaron en su búsqueda personal y lo inspiraron en su trabajo de representación. Los cuadros mallorquines e ibicencos elegidos para nuestro análisis, nos permitirán en segundo lugar explorar su experiencia plástica y sensorial en la percepción del mar balear y sintetizar lo mejor y más evolutivo de su creación.
  • [hal-03795094] Le Mouvement pour une renaissance littéraire irlandaise et le Mouvement pour un théâtre national, Guoju yundong 国剧运动: au-delà de la réception
    3 octobre 2022
    Le Mouvement pour une renaissance littéraire irlandaise (Irish Literary Revival) est introduit en Chine dès le début des années 1920, au travers des dramaturges qui le représentent, mais il sert plus particulièrement de référence à un groupe, le Guoju yundong, ou Mouvement pour un théâtre national, actif dans les années 1920 et dont le rôle a été essentiel dans la mise en place d’un théâtre moderne en Chine. Ce sont les premières années du mouvement irlandais qui intéressent plus particulièrement les promoteurs du Mouvement pour un théâtre national, Yu Shangyuan, Wen Yiduo et Zhao Taimou, celles qui voient la rencontre de Lady Gregory, Douglas Hyde et W.B. Yeats, la création à Dublin de l'Abbey Theatre et la naissance du Théâtre national irlandais, avec la production des œuvres de J. Synge, P. Colum, W. B. Yeats et Lady Gregory, car c'est cette période du mouvement qui présente le plus de points communs avec leur analyse de la situation chinoise. Cet article met en lumière les facteurs à l’œuvre dans le processus qui amène les promoteurs du Guoju yundong à s’approprier pour le réinterpréter le Mouvement irlandais afin d‘évaluer dans quelle mesure on peut parler de transfert culturel.
  • [hal-03476437] Partir pour se trouver ou la quête identitaire de deux étudiantes chinoises en France dans les années 1920
    12 décembre 2021
    Pionnières en Chine par le choix qu’elles font de suivre des études supérieures, Su Xuelin et Chen Xuezhao le sont aussi par leur décision de partir à l’étranger pour cela, à une époque où peu de femmes se lancent dans l’aventure. Elles se singularisent également par leur destination, la France, alors peu fréquentée par les étudiants chinois (et par un nombre encore plus limité d’écrivains). Intellectuelles de premier plan, elles se consacreront essentiellement, pour l’une, à l’histoire et à la critique de la littérature chinoise (Su Xuelin) et, pour l’autre, au journalisme (Chen Xuezhao). Venues en France pour des raisons radicalement différentes, elles transcrivent toutes deux cette expérience sous forme de roman, Jixin [Des épines dans le cœur] pour Su Xuelin et Nanfeng de meng [Le rêve du vent du sud] pour Chen Xuezhao, publiés l’un et l’autre en 1929. Et c’est précisément par ce choix que Su Xuelin et Chen Xuezhao, atypiques par leur parcours, se montrent représentatives du questionnement identitaire des femmes en Chine au cours des années 1920, questionnement qui les amène à une prise de conscience d’elles-mêmes, une construction identitaire qu’elles partagent avec leurs compatriotes, malgré - ou grâce à - leur parcours si éloigné de celles restées sur place, un parcours marqué par l’exil.
  • [halshs-03353050] Drôles de dames. Femmes et féminisme dans l’œuvre d’Irini Dentrinou (1879-1974)
    23 septembre 2021
    Femmes de lettres et féministe originaire de Corfou, Irini Dentrinou a compté en son temps parmi les personnalités-phares de l’intelligentsia de l’Heptanèse. Cet essai présente son itinéraire intellectuel et analyse son œuvre à travers le prisme du genre, dans une approche comparatiste.
  • [hal-03548150] Plantes et échanges de savoirs à l’Institut franco-chinois de Lyon (1921-1946)
    29 janvier 2022
    L’Institut franco-chinois (1921-1946) a été l’occasion de confronter des savoirs scientifiques et culturels dont il nous reste aujourd’hui le témoignage, au travers des 131 thèses rédigées par les étudiants de l’Institut. Parmi celles-ci, 41 portent sur la Chine. Dans la configuration historique de l’époque, ces choix de sujets de thèse sont signifiants et leur traitement révélateur des représentations culturelles à l’œuvre tant chez les étudiants que chez leurs directeurs de thèse ainsi que des relations de pouvoir en jeu dans le processus de réflexion et d’écriture de la thèse. Dans le cadre de ces échanges, les plantes jouent un rôle particulier dans la mesure où, porteuses d’une identité et d’une culture, elles offrent la possibilité d’un échange de connaissances, de pratiques, une plongée dans la culture de l’Autre, sa vision du monde à partir d’un élément végétal présent dans toute civilisation et constitutif de celle-ci. Le discours des étudiants sur et autour des plantes apparaît de ce fait comme le résultat de la confrontation entre deux ordres culturels. A partir des valeurs mises en avant par les étudiants dans leurs thèses et de leur positionnement vis-à-vis des cultures académiques occidentale et chinoise, nous nous interrogerons sur le rôle particulier des plantes dans les échanges de savoirs à l’œuvre au sein de l’Institut franco-chinois.
  • [hal-03119635] Littérature et géographie en terre d'Islam à l'époque médiévale : L'exemple du Kitâb al-Diyârât d'al-shâbushtî
    25 janvier 2021
    Nous assistons ces dernières années à un dialogue entre deux disciplines que sont la géographie et la littérature. Le but est de réintroduire dans les études littéraires des notions communes avec la géographie : espace, réalités politiques-économiques et activités humaines. Après le « linguistic turn » qui a marqué les études littéraires du dernier tiers du XX ème siècle,

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